... mais qu'il est dur d'y arriver. Mes premières courbatures apparaissent dans Belledonne, au pied de l'Archeboc, en Savoie, puis dans le Vercors isérois. Je pars en randonnée avec des locaux, des amis savoyards expatriés en Isère pour terminer leurs études. Ils aiment leur pays (la Savoie, pas la France !) comme pas deux et m'emmènent ici et là me perdre dans une forêt de mélèzes ou dans la poudreuse montagnarde. Ils m'en font baver, ils me font goûter la neige, la fraîche, la vraie, ... "pas celle des pistes damées qui brillent à l'ombre des canons à neige". On grimpe, on redescend, on grimpe à nouveau. Et toujours, là haut, l'horizon déchiré par les sommets rocailleux qui surplombent les vallées. Des centaines de sommet. Le Piton de la Fournaise et le Piton des Neige sont loin, solitaires volcaniques au milieu de l'océan.